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A la lune de mes minuits
Souveraine fugitive
D’un clair de ciel
Au goût de vent
Lune de mes vingt ans
Sevrés de souvenirs
Minuit, minuit le fauve
A si souvent passé
Si souvent courbé
Mes cils et mes regrets
Si souvent bercé
Mes sommeils attardés
Et si souvent vaincu
L’éclat de mes journées
Et minuit le cruel
Si souvent renversé
La sérénité des lignes embrasées
D’une conscience
Qui se veut pure
Plongée dans l’eau
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